
Elles pourraient s’imposer comme les premières bénéficiaires du coup de force américain au Venezuela. Les raffineries des Etats-Unis ont tout à gagner d’un afflux de pétrole en provenance du pays d’Amérique latine, dès lors que les sanctions américaines seront assouplies. Et c’est bien sur ce scénario que semblent parier les investisseurs, à en juger par l’envolée en Bourse qu’ont connue, dès lundi 5 janvier, des grands acteurs du secteur comme Phillips 66 ou Valero Energy.
Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a d’ailleurs vite laissé entrevoir le rôle accru que ces structures devraient jouer si le pétrole vénézuélien recommence à circuler librement. « Nos raffineries situées sur la côte du golfe [du Mexique] aux Etats-Unis sont les meilleures en termes de raffinage de brut lourd », a-t-il souligné, dimanche.
Le pétrole produit au Venezuela est particulièrement dense et visqueux. Le traitement de ce sirop épais, semblable à du goudron tiède et chargé de soufre et de métaux, est une affaire complexe. Or de nombreuses installations énergétiques américaines ont été spécialement configurées pour transformer cette gamme de brut en carburants ou produits bitumineux.
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