mardi, avril 7

  • Donald Trump a déclaré lundi que les États-Unis pouvaient détruire « en quatre heures » les ponts et centrales électriques en Iran.
  • Le président américain a maintenu son ultimatum, lequel court jusqu’à 20h ce mardi soir.

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Plus d’un mois de guerre au Moyen-Orient

« Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit« . Donald Trump a réitéré ce lundi ses menaces à l’encontre de l’Iran, qui n’a plus que quelques heures pour répondre à son ultimatum. Ce dernier s’achève mardi à 20h, heure de Washington, un délai à l’issue duquel le président américain pourrait donner le feu vert à son armée pour frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens.

« Nous avons un plan, grâce à la puissance de nos forces armées, qui prévoit que tous les ponts d’Iran seront détruits d’ici minuit demain soir, que toutes les centrales électriques d’Iran seront hors service (…) et ne pourront plus jamais être utilisées« , a prévenu le républicain. Il avait déjà menacé, la veille, de frapper ces cibles si la République islamique ne débloquait pas d’ici mardi soir le détroit d’Ormuz, cette voie maritime dans le Golfe par laquelle transite d’ordinaire 1/5e du brut mondial.

Ils tuent des manifestants, ce sont des animaux

Donald Trump

Quelques heures auparavant, interrogé par un journaliste sur sa menace de détruire des centrales électriques, il avait affirmé qu’il ne « s’inquiétait pas » du risque de commettre des crimes de guerre. Toute frappe ciblant des infrastructures civiles, en particulier des installations énergétiques, est « illégale » et « inacceptable« , a néanmoins rappelé le président du Conseil européen, Antonio Costa. Mais pour Donald Trump, le « crime de guerre » serait de laisser l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Il a aussi avancé une autre justification en évoquant les répressions de manifestations par les autorités iraniennes : « Ils tuent des manifestants. Ce sont des animaux« .

Plus tôt dans la journée, Iraniens et Américains avaient rejeté presque simultanément des offres de trêve. La Maison Blanche, confirmant que des pays médiateurs avaient proposé un arrêt des combats de 45 jours, a annoncé que Donald Trump n’avait pas « validé » cette idée. « Ce n’est pas encore assez bien mais c’est une étape très significative« , a toutefois estimé le président des États-Unis. L’agence de presse iranienne Irna a de son côté affirmé que Téhéran avait rejeté une proposition de cessez-le-feu, au contenu non précisé, portée par le Pakistan. Et un porte-parole de l’armée iranienne avait averti que Téhéran poursuivrait les hostilités « aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun« .

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique du pouvoir iranien, ont déclaré qu’ils se préparaient à mettre en place des conditions de navigation à Ormuz, qui s’appliqueraient « en particulier aux États-Unis et à Israël« . Ils n’ont pas détaillé ces conditions, mais ces dernières semaines, des parlementaires iraniens avaient proposé d’imposer des droits de passage et des taxes aux navires dans le détroit.

T.G.

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