Cinq milliards de dollars. Donald Trump est en colère. Il a assigné ce jeudi 22 janvier la banque américaine JPMorgan Chase, ainsi que son directeur général Jamie Dimon, devant un tribunal civil de Floride. Le président américain accuse l’établissement d’avoir fermé ses comptes ainsi que ceux de ces entreprises en 2021 pour des « raisons politiques », quelques mois après l’assaut du Capitole à Washington.
Le dirigeant affirme également avoir été placé, ainsi que sa famille et plusieurs de ses sociétés, sur une « liste noire » interne l’empêchant d’ouvrir ou de conserver des comptes de gestion de fortune auprès de la banque.
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Une décision qui aurait eu pour effet de compliquer ses relations avec d’autres établissements financiers. La plainte, qui réclame cinq milliards de dollars de dommages et intérêts, soutient que cette mise à l’écart aurait été autorisée par Jamie Dillon lui-même.
Une procédure « sans fondement »
Donald Trump assure avoir contacté personnellement le patron de JPMorgan Chase afin d’obtenir des explications sur la fermeture de ses comptes, sans jamais recevoir de réponse concrète. Selon lui, la banque n’aurait fourni aucune justification officielle à cette décision.
JPMorgan Chase conteste fermement ces accusations. Dans une déclaration, la banque affirme que la plainte est « sans fondement » et assure ne jamais fermer de comptes pour des motifs politiques ou religieux. Elle explique cependant mettre fin à certaines relations lorsque celles-ci présentent un risque juridique ou réglementaire, en conformité avec les règles imposées par les autorités de contrôle.
Cette procédure intervient au lendemain de déclarations de Jamie Dimon au Forum économique de Davos : dans son discours, le dirigeant estimait que le projet présidentiel visant à plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit constituerait un « désastre économique ».
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