vendredi, janvier 23
Des clientes achètent des livres avec le Pass culture au Furet du Nord, à Lille, en 2023.

« Le Pass culture pour tous » : la formule claque. Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce slogan marketing lancé par Rachida Dati, jeudi 15 janvier, lors de son déplacement à Saint-Dié-des-Vosges ? En annonçant la « généralisation » du Pass culture, conçu depuis 2021 pour financer des activités culturelles pour les jeunes de 18 ans, la ministre de la culture utilise une expression abusive. En réalité, il s’agit d’inviter tout le monde à télécharger cette application numérique pour connaître les événements culturels proches de chez soi. Cette initiative a le mérite de ne pas coûter cher puisqu’elle ne s’accompagne d’aucun financement supplémentaire. Il n’est évidemment pas question d’offrir un crédit pour financer des sorties culturelles à toute la population mais simplement d’inciter chacun à utiliser cet outil pour géolocaliser les activités de proximité.

Alors que le budget du Pass culture a été revu à la baisse (127 millions en 2026 contre 170 millions en 2025) et le montant de la part individuelle versée aux jeunes largement diminuée (150 euros, au lieu de 300, à 18 ans), ce dispositif phare de la politique culturelle voulue par Emmanuel Macron joue sa survie.

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