
Brent Bozell, le nouvel ambassadeur américain en Afrique du Sud, nommé en mars 2025 par Donald Trump, est arrivé en Afrique du Sud sur fond de tensions entre Pretoria et Washington, a appris l’Agence France-Presse (AFP) mardi 17 février de source diplomatique américaine.
Les relations entre les deux pays sont au plus bas depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2025. Washington reproche au gouvernement sud-africain une prétendue « persécution » des Afrikaners, les descendants des premiers colons européens, ainsi que sa plainte pour « génocide » déposée devant la Cour internationale de justice (CIJ) et visant Israël pour sa guerre à Gaza.
Fondateur du Media Research Center, un observatoire américain critique des médias, Brent Bozell est aussi un fervent soutien d’Israël. « Je peux confirmer qu’il est dans le pays », a affirmé mardi à l’AFP une source au sein de l’ambassade américaine à Pretoria qui a requis l’anonymat, confirmant des informations de presse.
Persona non grata
Cette même source n’a pas souhaité préciser quand le nouvel ambassadeur est censé présenter ses lettres de créance au gouvernement sud-africain. Interrogé mardi, le ministère des affaires étrangères sud-africain s’est refusé à tout commentaire « à ce stade ».
Peu avant la nomination de M. Bozell, Washington avait déclaré persona non grata l’ambassadeur sud-africain en poste à Washington, Ebrahim Rasool, accusé par le chef de la diplomatie américaine, Marc Rubio, d’être un « homme politique raciste qui déteste l’Amérique ». Pretoria n’a toujours pas nommé son remplaçant.
Le précédent ambassadeur américain en poste à Pretoria, Reuben Brigety, avait quitté ses fonctions en novembre 2024 dans la foulée de la réélection de Donald Trump.
Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial de l’Afrique du Sud. Washington a imposé des droits de douane de 30 % à Pretoria sur une grande partie de ses exportations, les plus élevés pour un pays d’Afrique subsaharienne.




