mardi, janvier 27

À Hong Kong, les écoles internationales, historiquement conçues pour les enfants d’expatriés, traversent une transformation silencieuse mais profonde, analyse le South China Morning Post dans une enquête consacrée à l’évolution de ce secteur éducatif stratégique pour l’attractivité de la ville.

Dans un contexte de mondialisation accrue, ces établissements sont censés offrir aux familles étrangères une éducation ouverte sur le monde. Pourtant, leur légitimité est de plus en plus questionnée. L’article souligne que “récemment, les écoles internationales de Hong Kong ont été critiquées pour ne plus remplir leur mission comme auparavant”, certains estimant que “tout ‘internationalisme’ est superficiel et que cette étiquette sert à justifier des frais élevés”.

Officiellement, ces écoles restent destinées en priorité aux étrangers. Selon le Bureau de l’éducation, Hong Kong compte 53 écoles internationales, “conçues pour répondre aux besoins des familles non locales, de groupes culturels ou linguistiques particuliers, et/ou dont les élèves ne souhaitent pas passer les examens locaux”. Elles doivent en outre respecter une règle clé : 70 % de leurs élèves doivent être étrangers, une disposition pensée à l’origine pour les communautés expatriées.

Mais le profil des élèves change. Comme le résume la directrice de la German Swiss International School (GSIS), “il y a de moins en moins de familles d’expatriés ‘classiques’” ; à leur place, “on observe un nombre croissant de familles mixtes, de sorte que les élèves arrivent aujourd’hui avec un bagage beaucoup plus international”. Cette évolution brouille la frontière entre expatriés, binationaux et familles locales très internationalisées.

Pour maintenir leur attractivité auprès des expatriés, les écoles mettent en avant la diversité culturelle, linguistique et académique. À la GSIS, les élèves représentent plus de 30 nationalités, et l’établissement revendique que “la mondialisation se reflète dans le programme, qui intègre plusieurs langues et perspectives, préparant les élèves à un monde globalisé”. Le multilinguisme est central : la maîtrise d’au moins deux langues est attendue, parfois dès la maternelle.

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