Alors que le calme semble temporairement avoir regagné Téhéran, Mahmoud Moradkhani, neveu du guide suprême iranien Ali Khamenei, affirme, qu’à l’image des « grands dictateurs » de l’histoire, son oncle luttera jusqu’à sa « dernière goutte de sang » pour asseoir son pouvoir en Iran.
Il « ne doute jamais et se sent supérieur sur le plan idéologique et religieux, c’est pour cela qu’il s’impose sans pitié », analyse sur franceinfo, ce vendredi 16 janvier, Mahmoud Moradkhani.
Exilé en France depuis 1985, ce médecin ORL à Croix (Nord) a partagé à plusieurs reprises son inquiétude quant à la terrible répression qui sévit dans le pays.
Depuis le 28 décembre dernier, l’Iran est traversé par une vague de contestation violemment étouffée par le pouvoir en place. Au moins 3.428 manifestants ont été tués, selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, qui évoque « un nombre minimum absolu » et fait état de plus de 10.000 arrestations
L’attente d’un jugement
Auprès de franceinfo, Mahmoud Moradkhani a dit regretter « que l’opposition iranienne ne soit pas assez unie », estimant qu' »une alternative et un plan d’action » auraient pu « faire évoluer différemment ce mouvement et éviter autant de sang et de mort ».
Après des menaces d’intervention répétées des États-Unis, le président Donald Trump a affirmé mercredi que « les tueries (avaient) pris fin » et que les exécutions prévues de manifestants n’auraient « pas lieu », selon des sources « très importantes ». Si la suite des événements reste à écrire, pour Mahmoud Moradkhani il est important qu’Ali Khameinei soit « jugé » pour ses actes.
« Quand un dictateur est tué de façon soudaine, il y a toujours des résidus et des partisans qui vont manifester. On l’a souvent vu dans l’histoire », affirme l’opposant au régime des mollahs à franceinfo.
Face au défi posé à la République islamique, l’un des plus importants depuis sa proclamation en 1979, les défenseurs des droits humains ont dénoncé une répression qui aurait fait des milliers de morts, dans un pays où internet reste coupé depuis une semaine.
Article original publié sur BFMTV.com




