samedi, mars 21

Lukoil et son concurrent russe Rosneft ont tous les deux été placés sur la liste noire des États-Unis en novembre dernier. Une façon pour Washington de faire pression sur Moscou et relancer les négociations sur la paix en Ukraine, mais une manière aussi de contraindre les acheteurs turcs et indiens à renoncer à se fournir en pétrole brut venu de Russie.

Or, il se trouve que Lukoil est très implantée à l’étranger : l’agence de presse Bloomberg rappelle qu’elle a des participations dans des raffineries en Europe et que le géant russe opère des champs pétroliers en Irak et au Kazakhstan. Elle possède même des stations service aux États-Unis. Des actifs à l’étranger qu’il était devenu impossible de gérer pour l’entreprise russe alors que le régime de sanction lui interdit l’accès au système financier, aux assurances et aux banques américaines, et expose au même risque tous ses partenaires potentiels.

En janvier Lukoil s’était résolu à vendre au rabais la quasi totalité de ses actifs à l’étranger à un fond d’investissement américain. L’entreprise russe a fait le calcul et vient de publier son bilan financier : près de 20 milliards de dollars passés par pertes et profits.

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