jeudi, juin 4

Le film d’horreur « Backrooms », réalisé par un jeune youtubeur américain et qui sortira le 17 juin en France après un carton aux Etats-Unis, devrait donner naissance à une « franchise », a indiqué jeudi le président du géant de la production audiovisuelle Mediawan, qui l’a cofinancé.

« Il y a la volonté d’en faire une franchise à plusieurs épisodes », a déclaré Pierre-Antoine Capton à l’AFP en marge d’une rencontre organisée par l’AJM (Association des journalistes médias).

« C’est vraiment une création née sur Internet, qui se transforme en franchise hollywoodienne. Et là, le film a totalement dépassé tout ce qu’on attendait », a-t-il poursuivi.

Sorti le 29 mai aux Etats-Unis et dans d’autres pays, le film a pour l’instant totalisé 130 millions de dollars de recettes au box-office, selon M. Capton.

North Road, société américaine qui appartient depuis peu à Mediawan, a cofinancé ce long-métrage à hauteur de cinq millions de dollars sur un budget total de 10 millions, au côté d’une autre entreprise américaine, A24.

Le groupe français a finalisé en mai l’acquisition de North Road, cofondée en 2022 par Peter Chernin, grand nom de Hollywood, après avoir annoncé son rachat fin janvier.

« Backrooms », dont l’acteur britannique Chiwetel Ejiofor est la vedette et dans lequel plusieurs personnes se retrouvent piégées dans un univers labyrinthique, a été réalisé par l’Américain Kane Parsons, 20 ans. C’est l’adaptation d’un court-métrage qu’il avait réalisé en 2022 sur sa chaîne YouTube et qui était devenu viral.

Son succès aux Etats-Unis coïncide avec celui d’un autre film d’horreur signé par un youtubeur, « Obsession », de Curry Barker, 26 ans. Tous deux tiennent la dragée haute à une grosse production hollywoodienne, « The Mandalorian and Grogu », dernier avatar de la franchise Star Wars.

« Aux Etats-Unis, le débat, c’est: +Est-ce que ça n’en est pas fini des franchises des années 1980, 1990 qu’on a étirées dans tous les sens+ », au profit des films de « la génération YouTube », a souligné M. Capton.

« Aujourd’hui, ce qui est certain, c’est qu’on va aller chercher des nouveaux réalisateurs et scénaristes qui créent de la fiction ou des oeuvres sur YouTube pour les amener vers le cinéma », a-t-il ajouté, en se disant « fier » qu’une « boîte française soit derrière le succès international » de « Backrooms ».

pr/reb/vg/tes

Share.
Exit mobile version