
Le leader nord-coréen Kim Jong-un n’a pas pris de gants pour annoncer le limogeage de son vice-premier ministre, Yang Sung-ho lors de la visite d’un complexe industriel, lundi 19 janvier.
« Kim Jong-un a démis de ses fonctions Yang Sung-ho, vice-premier ministre, sur-le-champ », le considérant « inapte à assumer de lourdes responsabilités », a ainsi rapporté, mardi, l’agence de presse étatique KCNA. « Pour le dire simplement, c’était comme atteler une chèvre à un chariot, une erreur accidentelle dans notre processus de nomination des cadres », a-t-il expliqué, ajoutant : « Après tout, ce sont les bœufs qui tirent les chariots, pas les chèvres ».
M. Kim inaugurait un projet de modernisation de ce complexe industriel de Ryongsong, en périphérie de la capitale, Pyongyang. « A cause de fonctionnaires de l’orientation économique irresponsables, grossiers et incompétents, la première étape de la modernisation » du site « a rencontré des difficultés », s’est agacé le dirigeant.
Expurger le « mal »
Il s’en est pris aux cadres du gouvernement qui « ont été habitués au défaitisme, à l’irresponsabilité et à la passivité pendant trop longtemps ». Le numéro un nord-coréen a estimé « que les actuelles forces de l’orientation économique sont à peine capables de piloter les travaux de réajustement de l’industrie du pays dans son ensemble et de sa mise à niveau technologique ».
En décembre, il avait promis lors d’une réunion de hauts placés d’expurger le « mal » au sein de l’appareil gouvernemental, et réprimandé des responsables jugés fainéants. Les médias officiels n’ont pas donné plus de détails, même s’ils ont fait état de nombreux cas d’« écarts » à la discipline, qui pourraient renvoyer à de la corruption.
Par ailleurs, Pyongyang se prépare toujours à tenir le premier congrès du Parti des travailleurs au pouvoir en cinq ans. Les experts l’attendent dans les prochaines semaines. Cette grand-messe est habituellement l’occasion de dévoiler les principales orientations du pays et les défis à relever.




