mercredi, février 25
Sinan Mohebi (Aliyar), Arshida Dorostkar (Neda) et Mahnaz (Parinaz Izadyar) dans « Woman and Child », de Saeed Roustaee.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Ausculter la société iranienne par le prisme de la famille. Avec son nouveau film, Woman And Child, l’Iranien Saeed Roustaee creuse le sillon exploré avec son long-métrage précédent, Leila et ses frères (2022), qui voyait un clan imploser petit à petit sous le poids de la crise économique. Ici, il est moins question d’argent que de mœurs. Mais l’état des lieux d’un délitement généralisé des valeurs, ouvrant la voie au pire, est affirmé avec la même force dans un geste qui plonge peu à peu le spectateur au cœur de l’effroi.

Lire la critique (2022) : Article réservé à nos abonnés « Leila et ses frères » : un petit théâtre de la cruauté familiale à l’iranienne

Quand le film commence, Mahnaz (Parinaz Izadyar) a déjà connu un drame. L’infirmière âgée de 45 ans a perdu son premier mari, avec qui, on le comprend, elle entretenait des relations difficiles, et se retrouve à élever seule, entourée de sa mère et de sa sœur, un adolescent turbulent, Aliyar (Sinan Mohebi), et une fille plus jeune, Neda (Arshida Dorostkar). Mahnaz est désormais en couple avec un ambulancier, Hamid (Payman Maadi). Celui-ci souhaite l’épouser, mais ne peut se résoudre à dire à sa famille conservatrice que sa fiancée a déjà deux enfants. Les grandes présentations visant à officialiser la future noce sont donc organisées pendant le voyage scolaire d’Aliyar, Neda devant être confiée à une collègue. Mais une énième provocation vaut au garçon une exclusion d’une semaine de son établissement, contrecarrant les plans de la mère pour qui, dès lors, rien ne va se passer comme prévu. Pour Mahnaz, c’est le début d’une longue descente en enfer qui va mettre son humanité à l’épreuve.

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