lundi, janvier 19
Serge Muyldermans, biologiste et codécouvreur des nanobodies lors d’une présentation à Nairobi (Kenya), le 25 juillet 2025.

Ne comptez pas sur lui pour se mettre en avant. « J’étais juste au bon endroit au bon moment » est l’expression favorite de Serge Muyldermans pour résumer son rôle dans la découverte des « nanobodies », ces portions d’anticorps de camélidés aux propriétés uniques. Le coup de génie, ce n’est assurément pas lui mais son chef, Raymond Hamers, qui l’a eu en 1989, lorsque de jeunes étudiants ont vu apparaître des résultats aberrants au cours d’une séance de travaux pratiques en biologie. « Moi, j’aurais tout jeté », avoue-t-il en riant. Heureusement, le patron du laboratoire, un têtu aux faux airs de professeur Nimbus, a voulu vérifier qu’il s’agissait bien d’une erreur. Et l’aventure a commencé.

« Si vous l’écoutez, il est un grain de sable sur la dune, résume Cécile Vincke, ingénieure de recherche, dix-sept ans de travail à ses côtés à la Vrije Universiteit de Bruxelles. Evidemment, il est beaucoup plus que ça. » Dès cette époque, c’est à lui, le postdoc spécialisé dans le clonage des gènes d’anticorps de souris, que Raymond Hamers demande d’en faire autant avec ces étranges molécules poids plume, tronquées de la moitié de leurs chaînes, découvertes par accident dans le sang des dromadaires.

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