lundi, février 2
Bad Bunny avec le Grammy Award de l’album de l’année, à Los Angeles, le 1ᵉʳ février 2026.

Une semaine avant d’assurer le show très attendu de la mi-temps du Super Bowl, Bad Bunny est déjà en haut de l’affiche. Le chanteur portoricain a remporté, dimanche 1er février à Los Angeles (Californie), le Grammy Award de l’album de l’année, une première pour un disque chanté en espagnol.

L’album Debi Tirar Mas Fotos fait une grande place aux rythmes traditionnels de Porto Rico et évoque la colonisation de l’île des Caraïbes, sous juridiction américaine depuis 1898. Le chanteur de 31 ans a battu, dans cette catégorie, plusieurs poids lourds de l’industrie musicale américaine, à commencer par le rappeur Kendrick Lamar et la popstar Lady Gaga.

« Je souhaite dédier ce prix à tous ceux qui ont dû quitter leur patrie pour poursuivre leurs rêves », a-t-il déclaré en anglais. Un peu plus tôt, sur la même scène et alors qu’il venait d’être récompensé pour le prix de la meilleure musique latine urbaine, Bad Bunny a appelé à « mettre dehors » la police de l’immigration américaine (ICE) dont les méthodes brutales cristallisent les tensions, notamment à Minneapolis (Minnesota) où deux manifestants américains sont morts.

« Nous ne sommes pas des sauvages. Nous ne sommes pas des animaux. Nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes humains et nous sommes américains », a-t-il lancé, exhortant à ne pas se laisser « contaminer » par la « haine ».

Dimanche prochain, sa présence à Santa Clara, près de San Francisco pour le spectacle du Super Bowl sera une occasion unique de le voir sur le sol des Etats-Unis, sa tournée actuelle ne passant pas par le pays pour protéger ses spectateurs des raids de l’ICE, a-t-il expliqué.

Le Monde avec AFP

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