dimanche, juin 28

L’armée iranienne a annoncé avoir lancé des frappes contre des cibles américaines à Bahreïn et au Koweït, tôt dimanche”, dernière salve en date de “représailles réciproques ayant débuté jeudi et menaçant de compromettre les négociations visant à mettre fin au conflit” au Moyen-Orient, résume The New York Times.

Selon les médias officiels iraniens, les Gardiens de la révolution – l’armée idéologique de l’Iran – “ont frappé huit cibles américaines — situées sur une base navale américaine à Bahreïn et sur la base aérienne Ali Al Salem au Koweït — en représailles à des attaques américaines”, précise le quotidien new-yorkais.

Un haut responsable américain a assuré à l’agence Reuters que ces attaques n’avaient fait ni victime ni dégâts majeurs.

Samedi, l’armée américaine avait annoncé sur X avoir visé dix cibles, dont des “infrastructures de surveillance militaires iraniennes, des systèmes de communication, des sites de défense aérienne, des installations de stockage de drones et des moyens de pose de mines”. Des frappes elles-mêmes qualifiées par les Américains de représailles à une attaque par un drone iranien d’un pétrolier battant pavillon panaméen.

Des échanges de frappes avaient déjà eu lieu vendredi, après l’attaque jeudi d’un cargo par un drone iranien dans le détroit d’Ormuz.

Ces deux jours de représailles croisées marquent “la pire escalade depuis la signature [le 17 juin] d’un accord de paix provisoire visant à mettre fin” à la guerre de quatre mois entre les États-Unis et l’Iran, observe Middle East Eye.

“Riposte implacable”

Et les deux pays ont bien vite renoué avec leurs discours belliqueux et menaçant. Les Gardiens de la révolution ont ainsi averti que “toute agression ennemie potentielle, sous quelque prétexte que ce soit, même si elle vise des cibles mineures, comme ce fut le cas hier soir et ce soir, se [verrait] infliger une riposte implacable”.

Selon la BBC, l’Iran assure que le protocole d’accord signé avec Washington lui octroie des “mécanismes pour contrôler le passage et la navigation dans le détroit d’Ormuz, et que les navires contrevenant à ces règles [seraient] désormais traités avec une fermeté accrue”.

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