mercredi, février 25
Dans une boutique proposant ses propres produits bio à la vente, à Périgny (Val-de-Marne), le 18 septembre 2024.

« La décision a été dure à prendre », assure Christelle Le Hir, présidente du Synadis Bio et du directoire de La Vie claire. Cette année, le syndicat professionnel des chaînes de magasins bio ne sera pas présent au Salon de l’agriculture. Et ce même si l’emplacement du stand a déjà été payé et des gros appareils à raclette destinés à l’animation achetés.

En 2025, ils s’étaient offert une vitrine bien placée dans le hall 1, entre Lidl et McDonald’s, qui avait attiré 80 000 personnes. Mais cette année, entre l’absence des vaches et des volailles et la colère agricole, cela ne valait pas le coup d’en être, au regard du poids financier que l’événement lui aurait coûté − plusieurs centaines de milliers d’euros, soit 30 % de son budget annuel. L’Agence bio, une structure publique chargée de l’animation de l’écosystème du bio, dont le budget a été drastiquement réduit par le gouvernement, a elle aussi dû renoncer à son traditionnel stand.

Paradoxal, alors que l’engouement des Français pour les produits biologiques semble enfin revenu. Après avoir traversé deux années de crise profonde en 2022 et en 2023, en raison de contraintes de pouvoir d’achat, entraînant la fermeture de près de 300 magasins au cours des deux années suivantes, les commerces spécialisés sortent enfin la tête de l’eau.

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