samedi, avril 11

  • Guillaume Abbas Hodanger s’exprime pour la première fois depuis 15 ans, ce samedi sur France 5.
  • Pour lui, la culpabilité de l’homme le plus recherché de France ne fait aucun doute.
  • Un entretien qui intervient au moment où un appel à témoins vient d’être lancé au Texas.

C’est un témoignage rare. Quinze ans après le quintuple assassinat de sa sœur et ses neveux et nièce, Guillaume Abbas Hodanger, le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès, a accordé une interview à l’émission « C à vous » diffusée ce samedi à 19h sur France 5. « J’ai mis 15 ans à parler. Et j’ai mis 15 ans pour me taire après. Parce que je ne reparlerai plus après », précise-t-il d’emblée. « Personne ne va nous rendre ma sœur et les enfants. Personne va nous signer un chèque mirobolant pour nous faire encaisser cette douleur ».

Cette prise de parole intervient alors que l’affaire a été relancée le mois dernier par un appel à témoins lancé sur Facebook par le shérif du comté de Brewster au Texas, alimentant la théorie selon laquelle l’un des hommes les plus recherchés de la planète résiderait désormais aux États-Unis. En charge en France de l’affaire, le procureur de la République de Nantes avait déclaré ne pas avoir été informé de cette initiative.

S’il était réellement en vie, « je lui dirais rends-toi. Tout simplement », déclare Guillaume Abbas Hodanger sur France 5. Car pour lui, sa culpabilité ne fait pas de doute. « En tout cas, tous les faits concordent pour cela, il n’y a pas d’autre intervenant possible existant dans cette histoire ». Espère-t-il un jour faire son deuil ? « J’aimerais le faire avant de mourir, oui. J’ai 70 ans bientôt, dans quelques mois, et j’aimerais bien que cette affaire se ferme. »

Xavier Dupont de Ligonnès est suspecté d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants, dont les corps ont été retrouvés à Nantes sous la terrasse de la maison familiale le 21 avril 2011. Lui n’a jamais été retrouvé et l’enquête n’a pas déterminé s’il était mort ou en fuite. En 2024, le parquet de Nantes avait indiqué que plus de 1.750 signalements le concernant avaient jusque-là été reçus et exploités, en France et à l’étranger.

J.V.

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