Elle dirigera la France, dans l’ombre. Selon les informations du Monde, c’est la haut fonctionnaire Laurence Marion qui a été choisie par l’exécutif pour occuper le poste très stratégique de secrétaire générale du gouvernement (SGG). Sa nomination doit être actée en conseil des ministres mercredi 14 janvier, pour une prise de poste dans la foulée. Agée de 49 ans, l’actuelle directrice des affaires juridiques du ministère des armées succédera à Claire Landais, qui occupait le poste depuis juillet 2020. Cette dernière, qui a quitté son poste à sa demande, est pressentie pour prendre la présidence du conseil d’administration de l’établissement public du parc et de la Grande Halle de La Villette, à Paris.
Le nom de Laurence Marion circulait depuis plusieurs jours au sein de la haute fonction publique. Un autre profil figurait également dans la short list, mais n’a donc pas été retenu par l’exécutif, celui de l’ancien directeur général (2019-2025) de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, Julien Boucher.
Après Claire Landais, Laurence Marion sera ainsi la deuxième femme à occuper ce poste peu connu de la République, qui revêt pourtant une dimension essentielle pour le gouvernement. Directement rattaché à Matignon, le SGG est effectivement chargé de mettre en musique les décisions gouvernementales. Un défi de taille, au vu de l’instabilité politique, des changements de gouvernement et de l’absence de majorité claire à l’Assemblée nationale.
Conseillère de François Fillon
« Laurence Marion a déjà une bonne idée des délices de Matignon », explique un haut fonctionnaire. Conseillère d’Etat, comme sa prédécesseure Claire Landais, et ancienne élève de l’Ecole nationale d’administration (promotion René Cassin, 2001-2003), Laurence Marion a fait partie du cabinet de François Fillon de 2007 à 2010, en tant que conseillère technique chargée des libertés publiques et de la révision constitutionnelle de 2008.
Après cette expérience dans l’équipe de l’ancien premier ministre, la haut fonctionnaire a occupé de 2010 à 2012 le poste de directrice déléguée de l’Etablissement français du sang. Elle a ensuite refait un passage au Conseil d’Etat, où elle a parallèlement exercé les fonctions de rapporteuse générale de la mission sur la réserve citoyenne que François Hollande a confiée, en 2015, à Claude Onesta et Jean-Marc Sauvé, dans la foulée des attentats de la même année.
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