
Jusqu’où ira l’armée israélienne ? Après l’attaque conjointe lancée samedi 28 février (heure de Paris) avec les Etats-Unis contre l’Iran, l’armée israélienne a lancé une nouvelle opération contre le Hezbollah au Liban après que le groupe armé a procédé à des tirs de roquettes, lundi matin 2 mars. L’Etat hébreu se trouve désormais engagé, de façon massive, sur deux fronts qui pourraient rapidement devenir équivalents en termes d’intensité et d’engagement.
« Nous mettrons fin à cette campagne non seulement en frappant l’Iran, mais aussi en infligeant un coup dévastateur au Hezbollah », a ainsi prévenu le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, lundi soir, en s’adressant à des officiers du commandement Nord. « L’armée ne mettra pas fin à la campagne avant que la menace provenant du Liban ne soit éliminée », a ajouté l’officier général demandant à ses troupes d’utiliser toutes les capacités disponibles, qu’il s’agisse des forces terrestres, navales ou aériennes.
L’offensive contre le Hezbollah avait été préparée depuis plusieurs semaines. L’Etat hébreu avait multiplié les bombardements, par anticipation, sur de nombreux sites pour dégrader les capacités de l’organisation islamiste alliée de l’Iran. La phase qui s’est ouverte lundi devrait être nettement plus intense. « Au vu des deux dernières années de guerre, je pense que nous envoyons un message très clair à nos ennemis : il n’y a aucun endroit où nous ne les trouverons pas », a martelé, lundi, le chef du renseignement militaire, le major général Shlomi Binder, qui avait fait partie des officiers israéliens qui s’étaient rendus à Washington pour préparer l’opération contre la République islamique d’Iran.
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