- SpaceX revoit sa stratégie spatiale et donne désormais la priorité à l’installation d’une base lunaire.
- Son patron, Elon Musk, juge la Lune plus accessible et plus rapide à exploiter que Mars, dont il a pourtant longtemps fait un objectif.
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La Lune avant Mars : la conquête spatiale redécolle
Mars, ce sera plus tard. Longtemps présentée comme la prochaine frontière de l’humanité, la planète rouge passe au second plan dans la stratégie de l’entreprise américaine. « À ceux qui ne sont pas au courant : SpaceX a déjà réorienté sa stratégie vers la construction d’une ville autonome sur la Lune
, a annoncé son fondateur, Elon Musk, sur X dans la nuit de dimanche à lundi. Notre mission reste la même : étendre la conscience et la vie telles que nous les connaissons aux étoiles ».
For those unaware, SpaceX has already shifted focus to building a self-growing city on the Moon, as we can potentially achieve that in less than 10 years, whereas Mars would take 20+ years. The mission of SpaceX remains the same: extend consciousness and life as we know it to… — Elon Musk (@elonmusk) February 8, 2026
La cause de ce revirement stratégique ? Des contraintes très concrètes de temps et de faisabilité. Selon lui, un projet lunaire pourrait voir le jour en « moins de dix ans »
, quand une installation sur Mars (nouvelle fenêtre) « prendrait plus de vingt ans »
. Autre avantage mis en avant par le milliardaire américain : la fréquence des lancements. « Il est seulement possible d’aller sur Mars lorsque les planètes sont alignées, tous les 26 mois »
, explique-t-il, là où la Lune permet des départs plus réguliers, « tous les dix jours »
.
Mars dans un second temps
« Cela signifie que nous pouvons multiplier les lancements bien plus rapidement pour finir une ville lunaire que pour une ville martienne »
, assure l’ancien proche de Donald Trump. Mais Elon Musk, qui promettait en mars dernier d’envoyer son vaisseau Starship vers la planète rouge à la fin de l’année 2026 (nouvelle fenêtre), maintient-il son projet d’habiter Mars ? Oui, à en croire l’homme d’affaires, qui assure que SpaceX s’efforcera « de construire une ville sur Mars (…) d’ici cinq à sept ans »
.
Cette nouvelle priorité lunaire s’inscrit aussi dans la ligne fixée par l’administration de Donald Trump. En décembre, le locataire de la Maison Blanche a confirmé vouloir envoyer des astronautes américains sur la Lune « d’ici à 2028 »,
dans le cadre du programme Artémis, dont le décollage de sa deuxième phase est prévu en mars prochain, avant le grand départ vers la Lune mi-2027. Programme dont SpaceX est devenu un acteur central, à travers ses nombreux contrats avec la Nasa.




