
Deux nourrissons sont-ils décédés à cause d’un lait contaminé de la marque Guigoz, fabriqué par Nestlé ? La question est posée, alors que deux enquêtes pénales ont été ouvertes, jeudi 22 janvier, respectivement à Bordeaux et à Angers pour connaître les causes de la mort de deux bébés. Tous deux avaient consommé du lait infantile ayant fait l’objet d’un rappel à cause de la présence potentielle d’une bactérie Bacillus cereus, capable d’engendrer une toxine, la céréulide.
Un premier décès suspect concerne un bébé né le 25 décembre et mort le 8 janvier, à l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac, dans la banlieue de Bordeaux. « Une fois sorti de la maternité, le nourrisson avait notamment été alimenté, entre le 5 et le 7 janvier, avec un lait artificiel de marque Guigoz ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus cereus », a précisé Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux.
A Angers, « il y a deux jours », la mère d’une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre 2025, a recontacté les enquêteurs pour évoquer une boîte de lait Guigoz donnée auparavant à son bébé, a indiqué jeudi 22 janvier au soir le procureur de la ville, Eric Bouillard. « C’est une piste sérieuse » mais il est « beaucoup trop tôt pour dire que c’est la piste principale », a souligné M. Bouillard, qui a saisi « en urgence » un laboratoire. En Gironde, l’enquête a été confiée à la direction interdépartementale de la police nationale, ainsi qu’à la direction départementale de la protection des populations, pour la partie nutrition, précise le parquet de Bordeaux.
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