samedi, mars 14

Pour justifier sa décision, l’agence avance trois éléments : un déficit budgétaire contenu, une dette maitrisée et des recettes publiques en hausse. Dans son évaluation, Standard and Poor’s insiste aussi sur le rôle du secteur minier « qui va continuer à soutenir une croissance économique forte » dans les prochaines années.

La Guinée compte en effet sur le gigantesque gisement de fer de Simandou dans le sud-est, l’un des plus importants au monde. L’exploitation de la mine lancée en novembre doit générer plusieurs milliers d’emplois directs.

Et déjà, relève Standard and Poor’s, le début de la production ainsi que les investissements étrangers qui en découlent ont contribué à renforcer les réserves de change du pays, estimées fin 2025 à plus de 4 milliards de dollars.

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Une force qui pourrait aussi être une faiblesse

Mais l’agence met en garde, car la principale force de la Guinée pourrait être aussi sa faiblesse. Le pays dépend très fortement de ses ressources minières, qui représentent environ 90 % des recettes en devises.

Autres obstacles pointés par Standard and Poor’s en vue d’une évolution positive de la note du pays : le niveau de développement de la Guinée encore faible avec un PIB d’à peine 3 000 dollars par habitant, des besoins sociaux importants et des lacunes en matière d’infrastructures.

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