mardi, février 17
Une personne regarde les différentes affiches défendant l’exposition sur l’esclavage démantelée par l’administration Trump à la President’s House, à Philadelphie (Pennsylvanie), le 10 février 2026.

La juge américaine, Cynthia Rufe, a ordonné, lundi 16 février, à l’administration Trump de « réinstaller tous les panneaux, affichages et vidéos auparavant en place » d’une exposition sur l’histoire de l’esclavage aux Etats-Unis, qui avait été démantelée fin janvier dans un quartier historique de Philadelphie (Pennsylvanie).

Appelée à « déterminer si le gouvernement fédéral possède le pouvoir qu’il revendique de travestir et de démanteler des vérités historiques », « comme si le ministère de la Vérité dans (le roman dystopique) “1984” de George Orwell existait désormais, avec sa devise “L’ignorance, c’est la force” », elle a répondu « Il ne l’a pas » dans son injonction préliminaire, c’est-à-dire temporaire jusqu’au jugement final.

L’administration fédérale se voit aussi interdire « toute addition, suppression, destruction ou modification supplémentaire » sans l’accord de la ville de Philadelphie, à l’origine de cette procédure judiciaire.

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« Préservation des idéaux »

L’exposition était en place depuis 2010 à la President’s House de Philadelphie, la première résidence officielle du président des Etats-Unis quand la capitale fédérale se trouvait dans cette ville de Pennsylvanie. Intitulée « Liberté et esclavage dans la construction d’une nouvelle nation », elle rend hommage à neuf des esclaves du premier président américain, George Washington, dont les Etats-Unis célèbrent l’anniversaire lundi.

Son démantèlement faisait suite à un décret signé par le président américain, Donald Trump, en mars pour « rétablir la vérité dans l’histoire américaine » et éliminer les « récits conflictuels ». Ce décret dénonçait, en exemple, cette exposition.

« La préservation des idéaux de notre nation passe par la vérité totale sur notre histoire, avec ses bons et ses mauvais côtés. Je continuerai à me battre pour que les pièces exposées soient entièrement remises en place et accessibles au public », a commenté le représentant démocrate de Pennsylvanie, Brendan Boyle, après la décision de justice lundi.

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Le Monde avec AFP

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