jeudi, janvier 29
Dans un supermarché Auchan à Valence, le 22 janvier 2026.

Nestlé suivi de Lactalis, puis Danone, mais aussi Vitagermine et Nutribio, une vague de retraits de lait infantile contaminés a touché la France et de nombreux autres pays depuis décembre 2025. Au cœur de cette affaire, un ingrédient-clé de ces produits destinés aux nourrissons : une huile riche en acide arachidonique. Cette matière première aurait été contaminée par des bactéries Bacillus cereus capables d’engendrer une toxine, le céréulide, pouvant provoquer vomissements et nausées.

Tous les lots retirés du marché ont en commun d’avoir été fabriqués par des industriels qui s’étaient fourni en acide arachidonique auprès d’un même fournisseur chinois. Une information confirmée, une nouvelle fois, par le ministère de l’agriculture lors du dernier rappel en date, celui de lots de la marque Babybio Optima, annoncé par Vitagermine, dimanche 25 janvier. Ce fournisseur est un groupe chinois, Cabio Biotech.

Ce composant joue un rôle essentiel dans les laits infantiles, comme l’expliquent Frédérique Pédrono, Sergine Even et Amélie Deglaire, chercheuses de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Lorsque l’allaitement n’est pas possible ou pas souhaité, les laits infantiles constituent la seule solution recommandée. Tout l’enjeu pour les industriels qui les élaborent est, partant d’un lait de vache, de s’approcher de la composition et de la structure du lait de femme.

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