mercredi, janvier 21
Au premier rang, de gauche à droite : Laurent Petitgirard, Tania Mouraud, Blanca Li et Nina Childress, à l’Académie des beaux-arts, à Paris, le 5 novembre 2025.

Ce mercredi 5 novembre 2025, une petite confrérie se donne en spectacle sous la coupole de l’Institut de France, à Paris. Costumes d’apparat, épées de parade, tambours de la garde républicaine. Familles, amis, académiciens : ils sont tous là pour écouter la danseuse espagnole Blanca Li célébrer Tania Mouraud, 83 ans. En une vingtaine de minutes, l’Espagnole a rappelé les racines juives de cette artiste au parcours hors norme, depuis les lettrages anguleux devenus sa signature jusqu’aux vidéos qui cognent nos consciences.

Cheveux ras et sabre gravé au poing, Tania Mouraud jubile : la voilà sacrée « immortelle », la deuxième femme avec Nina Childress intronisée dans la section peinture de l’Académie des beaux-arts. « Quand on m’a approchée en 2024 pour me présenter à l’Académie, j’ai tout de suite dit oui, en pensant à ma petite-fille, pour lui montrer que c’était possible pour une femme », dit-elle de sa voix rauque.

Le 4 février, ce sera au tour de la photographe Valérie Belin de revêtir l’habit vert, puis, le 24 juin, celui de la sculptrice Eva Jospin. Trois femmes au sein d’une institution restée longtemps résolument masculine – en 2000, il n’y en avait qu’une seule !

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