lundi, mars 30

  • Le conflit au Moyen-Orient risque d’avoir des conséquences sur notre vie quotidienne dans les mois à venir.
  • Maud Descamps décrypte l’impact de la hausse continue des carburants sur les prix alimentaires, dans « Bonjour La Matinale TF1 ».
  • Pour le moment, il n’y a pas encore de signe d’augmentation dans les rayons.

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Inflation : les prix s’envolent

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix à la pompe flambent. Mais la hausse des tarifs des carburants pourrait avoir d’autres lourdes conséquences dans les mois à venir. S’agissant de l’alimentaire, il n’y a pas encore de signe d’augmentation dans les rayons. Pour autant, les Français ont déjà commencé à se serrer la ceinture en visant un poste de dépenses en particulier. « L’alimentation, c’est un peu la variable d’ajustement des ménages dont le pouvoir d’achat est un peu sous pression », estime Maud Descamps dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». 

La chroniqueuse rappelle qu’on « l’avait vu en 2022 au début de la guerre en Ukraine, c’est encore le cas aujourd’hui ». Dans le détail, sept consommateurs sur dix ayant des problèmes de budget se privent d’abord d’achats plaisirs, des confiseries, les bonbons, le chocolat. « Du côté de la grande distribution, pour le moment, on ne note pas de virage à 180 sur les passages en caisse. On n’a pas complètement chamboulé notre panier, mais on sent quand même qu’il se passe quelque chose », décrypte l’experte.

Des promotions pour ne pas perdre de clients ?

Les distributeurs le savent : si les prix venaient à vraiment augmenter en rayons, le consommateur se dirigera d’abord vers les marques distributeurs, qui sont 30% moins chères. En outre, on a une tendance aussi à fragmenter les courses. « On l’a vu sur les pleins d’essence en ce moment, on fait plein de petits pleins d’essence. Pour les courses, ce sera pareil. On fera plein de petits pleins de courses pour vraiment ajuster au maximum son budget et ne pas le dépasser », analyse Maud Descamps.

Les acteurs de la grande distribution n’excluent pas quant à eux d’adapter dans les prochaines semaines leurs offres et leurs promotions en fonction de nos changements de comportement.« Une fois qu’un consommateur s’est détourné d’un produit ou d’une enseigne, c’est très compliqué pour le faire revenir », précise la chroniqueuse. 

Les négociations commerciales ne seront pas rouvertes

Du côté du ministre du Commerce, Serge Papin, il n’est pas prévu pour l’instant de rouvrir les négociations commerciales qui viennent de se terminer. Toutefois,« si le conflit venait à durer, alors Bercy n’exclut pas éventuellement d’en rouvrir certaines pour renégocier les prix », assure Maud Descamps. Au-delà de l’alimentaire, tous les loisirs sont une variable d’ajustement. Et notamment ceux qui ne sont accessibles qu’en prenant la voiture.

P. F., Maud DESCAMPS

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