mercredi, février 18
Le ministre turc des affaires étrangères, Hakan Fidan (à droite), s’entretient avec son homologue saoudien, le prince Faisal bin Farhan Al Saud (au centre), sous le regard du vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères du Pakistan, Mohammad Ishaq Dar, avant une rencontre sur Gaza, à Istanbul, en Turquie, le 3 novembre 2025.

La Turquie serait sur le point de rejoindre une alliance de défense entre l’Arabie saoudite et le Pakistan. L’information, révélée vendredi 9 janvier par l’agence Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, indique que les pourparlers entre Ankara, Riyad et Islamabad sont à un stade avancé et qu’un accord est très probable. L’initiative, si elle se concrétisait, pourrait créer, du moins sur le papier, un nouveau bloc militaire au Moyen-Orient, dans un contexte de tensions croissantes dans le Golfe et en Iran. Elle alimenterait aussi le sentiment d’une prise de distance de la Turquie, pilier oriental de l’OTAN depuis 1952, vis-à-vis des dispositifs de sécurité occidentaux au profit d’un système de défense parallèle, fondé sur le monde musulman, du Moyen-Orient à l’Asie du Sud.

En signant, Ankara rejoindrait l’accord de défense mutuelle stratégique conclu le 17 septembre 2025, entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, seul pays musulman à détenir l’arme nucléaire. Une des clauses de ce pacte stipule que « toute agression contre l’un ou l’autre pays » est considérée comme une attaque contre tous. La formulation rappelle les systèmes de défense collective, tel l’article 5 de l’Alliance atlantique. L’accord fait aussi référence au « renforcement de la dissuasion commune », laissant entendre que le Pakistan étendrait de facto sa dissuasion nucléaire à son ou ses partenaires.

Il vous reste 75.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version