vendredi, février 13
A Barcelone (Espagne), après le passage de la tempête Nils, le 12 février 2026.

Des ramblas quasi désertes, plusieurs grands arbres arrachés des trottoirs, des motos en stationnement renversées par dizaines, des vitres explosées sous l’effet de fenêtres mal fermées, des conteneurs de poubelles municipales retournés comme des crêpes… Barcelone a offert un visage stupéfiant, jeudi 12 février, au sortir d’une nuit agitée par des bourrasques de vent ultraviolentes. La veille au soir, aux alentours de 18 heures, la protection civile avait déclenché l’alerte rouge avec un message envoyé sur les téléphones mobiles pour annoncer, en catalan et en anglais, la fermeture de tous les établissements scolaires de Catalogne, une première, ainsi que celle de tous les équipements sportifs et parcs publics, en invitant la population (8 millions d’habitants) à rester cloîtrée chez elle.

La tempête Nils a frappé fort de l’autre côté des Pyrénées. Selon Sarai Sarroca, directrice des services météorologiques régionaux, il s’agit du « plus grave épisode venteux des quinze à vingt dernières années » dans la région. De mémoire de Barcelonais, il faut remonter à 2009 pour se souvenir de rafales aussi violentes. Avant l’aube, dans le Raval, en plein centre-ville, les bourrasques ont soufflé à 90 kilomètres par heure. Dans le quartier résidentiel de Gracia, le toit d’une école de musique s’est effondré sous le poids d’un mur abattu par le vent. En bord de mer, à l’aéroport, où plus d’une centaine de vols a été annulée dans la matinée, les rafales ont dépassé les 100 kilomètres par heure. Et dans le massif montagneux de Montseny, à une heure de route en direction des Pyrénées, des pointes à 167 kilomètres par heure ont été mesurées au sommet du Puig Sesolles, à 1 668 mètres d’altitude.

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