vendredi, février 27
Des TGV Inoui en maintenance dans l’usine Alstom de Belfort, le 26 mai 2021.

Portée par l’appétit retrouvé des Français pour le train, qui lui assure de confortables bénéfices, la SNCF peine à satisfaire une demande croissante sur les lignes à grande vitesse, faute de matériel en quantité suffisante. En 2023, alors que la production des nouveaux TGV M d’Alstom, qui devaient commencer à être livrés cette année-là, rencontrait des difficultés, la SNCF a lancé un vaste plan pour prolonger la vie de ses trains, en les faisant rouler de deux à quinze ans supplémentaires.

Après trois ans d’études d’ingénierie, cette « opération d’obsolescence déprogrammée » est entrée dans une phase concrète en septembre 2025, quand les premières rénovations ont commencé. En février, les premières rames sont sorties des ateliers.

L’opération doit permettre de maintenir en circulation 104 rames qui auraient dû sortir du parc de trains dans les années à venir, soit environ un tiers de la flotte commerciale de TGV. Cette stratégie de rénovation a des ambitions variables selon les véhicules. Les trois quarts des rames concernées sont des TGV à un étage, mis en service dans les années 1990, dont la durée de vie sera prolongée de deux à quatre ans moyennant des travaux modestes. Les opérations les plus lourdes sont réservées aux rames à deux niveaux, avec une plus grande capacité et donc plus rentables. Grâce à ce coûteux lifting, elles pourront rouler de dix à quinze ans supplémentaires.

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