
Depuis le 1er janvier, le calcul de la retraite des agriculteurs non salariés prend en compte les vingt-cinq meilleures années de leur carrière, un changement très attendu par la profession, a annoncé mardi 6 janvier le gouvernement. Ce changement qui résulte d’une loi promulguée en 2023 permet à ceux-ci de s’aligner sur le régime général, alors que jusqu’ici leur retraite était calculé sur l’intégralité de la carrière.
Dans un communiqué commun publié mardi, les ministères du travail et de l’agriculture ont fait savoir que les décrets d’application de ce texte législatif ont été publiés le 30 décembre 2025, permettant ainsi une entrée en vigueur de la réforme au 1er janvier 2026. « Cette évolution permet de mieux prendre en compte la réalité des carrières agricoles, souvent marquées par des revenus irréguliers, et bénéficiera en particulier aux exploitants ayant connu des variations importantes de revenus au cours de leur parcours professionnel », insiste le communiqué.
Des décrets publiés en pleine crise agricole
« Le nouveau mode de calcul des droits concerne les pensions de base liquidées à partir du 1er janvier 2026 », expliquent les ministères. « Pour celles attribuées entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2027, un recalcul des droits sera effectué en 2028, conduisant soit à la confirmation du montant initial, soit à sa revalorisation. »
La publication des décrets d’application de cette réforme survient en pleine crise agricole, liée à la fois à l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse pour les bovins et aux craintes des agriculteurs liées à l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur.
Sur X le 31 décembre, la FNSEA, premier syndicat agricole, rappelait que la mise en place de ce calcul sur les 25 meilleures années était « le fruit de plus de quinze ans de combat » dans leurs rangs. « Il était inacceptable que les agriculteurs calculent leur retraite sur la totalité de leur carrière quand les salariés la calculent sur leurs 25 meilleures années de revenu et les fonctionnaires sur leurs six derniers mois », relevait le syndicat, disant poursuivre le combat « sur les niveaux de retraites des agriculteurs qui demeurent parmi les plus faibles des actifs français ».




