
Pas de grande réforme, mais une succession de petits pas, pour tenir jusqu’en mai 2027. Une semaine après l’adoption, le 2 février, du budget 2026 au Parlement, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a présenté, dimanche 8 février, dans la presse régionale les prochains chantiers du gouvernement. Une façon de tenir l’engagement présidentiel d’une année 2026 « utile » et de faire mentir l’ancien chef du gouvernement (2017-2020) Edouard Philippe, qui annonçait le 1er janvier que « plus rien de décisif ne se produira dans le pays d’ici à la prochaine élection présidentielle ». Sans doute Sébastien Lecornu veut-il aussi montrer que sa « mission » de premier ministre ne s’arrête pas au budget et qu’il entend bien durer à Matignon.
Considérant avoir « loyalement (…) fait son devoir » pendant cinq mois, il estime avoir fait la démonstration qu’« il existe bien une majorité pour voter des textes de compromis », tout en reconnaissant que sa position est encore « fragile ». S’il affirme avoir utilisé « à regret » l’article 49 alinéa 3 de la Constitution (qui permet de faire passer un projet de loi sans vote) pour adopter le budget, le Normand a « la conviction que cette période laisse une trace : celles et ceux qui gouverneront après moi, y compris avec des majorités solides, seront contraints à davantage de concertation ». Il n’y aura plus, prédit-il, de 49.3 « de facilité ».
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