Les terres rares sont l’une des obsessions de Donald Trump pour des questions de sécurité nationale. Et le président américain est prêt à manier la force et l’argent pour s’en libérer. Après les menaces présidentielles sur le Groenland, dont le sous-sol regorge de minéraux, les départements américains du commerce et de l’énergie ont annoncé, lundi 26 janvier, octroyer un financement de 1,6 milliard de dollars (1,35 milliard d’euros), dont 277 millions de fonds fédéraux, le solde sous forme de prêts, à USA Rare Earth, une entreprise minière de l’Oklahoma spécialisée dans les terres rares.
Les fonds doivent aider la société à ouvrir une mine à Round Top (Texas), d’ici à 2028, d’où elle prévoit d’extraire 40 000 tonnes par jour de matières premières rares et critiques, et de doubler la capacité de production de son usine d’aimants de Stillwater (Oklahoma). USA Rare Earth a aussi un pied en France : sa filiale britannique, Less Common Metals, projette d’installer à Lacq (Pyrénées-Atlantiques) une usine de production de métaux et d’alliages de terres rares.
La Chine est le plus grand producteur mondial de terres rares, un groupe de dix-sept minéraux, comme le néodyme, le dysprosium ou le samarium, utilisés dans la fabrication d’équipements indispensables aux industriels de l’électronique et de la défense, notamment des aimants. Les Etats-Unis ne produisent et raffinent que de faibles quantités de terres rares, ce qui a incité Washington à se mobiliser pour assurer son autonomie. Avant USA Rare Earth, l’administration Trump a déjà procédé, en 2025, à trois prises de participation dans des sociétés de minéraux : MP Materials, Lithium Americas et Trilogy Metals.
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