- L’or est considéré comme une valeur refuge, et son cours a bondi de 65% en 2025.
- La Monnaie de Paris a donc lancé une nouvelle pièce, le Marianne Or, héritière directe du Louis d’or et du Napoléon.
- Alors que la commercialisation a débuté mardi, le 20H de TF1 vous explique comment fonctionne ce nouveau placement, disponible en version numérique.
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Le 20H
En plein cœur de la capitale française, le 20H de TF1 vous emmène dans un lieu tenu secret, une salle de la Monnaie de Paris rarement filmée où circule de l’or, beaucoup d’or. Dans les mains d’un graveur dont vous ne verrez pas le visage pour des raisons de sécurité, se trouve une pièce d’exception : la Marianne d’or.
« J’ai l’idée du Napoléon des grands-parents qui passe de main en main et je me dis que c’est un peu la même chose et que ça va rester de main en main. Et dans peut-être cent ans, deux-cents ans, il y aura des gens, des petits-enfants qui auront des pièces que moi j’aurai frappées »
, commente l’artisan dans le reportage visible en tête de cet article.
Quatre modèles de Marianne ont été créés
Cette pièce est l’héritière directe du Louis d’or et du Napoléon. Cent-douze ans après avoir frappé ses dernières pièces en or, la Monnaie de Paris se relance donc dans l’aventure. « C’est une décision stratégique : nous ouvrir à un nouveau domaine, un nouveau segment d’activité qui est l’or d’investissement. Pourquoi ? Parce qu’il y a une vraie demande d’or et nous avons voulu rendre l’investissement en or accessible au plus grand nombre »
, détaille Marc Schwartz, PDG de l’institution, face à la caméra du JT de TF1.
Un investissement qui peut s’avérer très rentable car la valeur de la pièce suit le cours de l’or, à l’image du lingot, dont le prix a été multiplié par trois en dix ans. Pour attirer un maximum de clients, quatre modèles de Marianne ont été créés. « Vous avez un dixième d’once, un quart d’once, une demi-once et une once. Une once, c’est donc 31 grammes, 31,10 grammes pour être précis »
, présente Marc Schwartz devant une vitrine.
Une version numérique de la pièce en or est proposée à la vente
Au cours actuel, le prix de vente de ces pièces va de 400 à 4.000 euros. Pour répondre à la demande, chaque Marianne sera frappé en 100.000 exemplaires. C’est l’ultime étape d’un processus débuté il y a cinq ans. Car créer une pièce, cela prend du temps. Il faut partir d’une feuille blanche, tout inventer. C’est la mission de Joachin Jimenez, médailleur et graveur à la Monnaie de Paris.
« On avait le choix des grands symboles habituels : le coq, le génie français, la Marianne. Et finalement, notre choix s’est porté sur la Marianne. Pourquoi ? La Marianne, c’est un symbole quand même assez extraordinaire, c’est un symbole historique »
, développe l’artisan. Ne reste plus qu’à imaginer le dessin.
Au même moment, dans un autre bureau, les équipes techniques, elles aussi, travaillent d’arrache-pied. Puisque l’achat se fait sur Internet, il a fallu créer un site ultra sécurisé. « Ce site n’existait pas il y a neuf mois, donc on l’a monté de toutes pièces, on l’a conçu pour qu’il soit le plus robuste et le plus sécurisé possible »
, retrace Vannika Mann, co-directrice du projet Bullion à la Monnaie de Paris.
La sécurité est d’autant plus essentielle que, pour la première fois, une version numérique de la pièce en or est proposée à la vente. L’idée est de permettre d’acheter de l’or sans avoir à le garder chez soi. La Monnaie de Paris prend ainsi le rôle de coffre-fort. « Si vous achetez un e-Marianne, la Monnaie de Paris va acheter de l’or également. Donc il y aura un compte or pour vous. Il sera, si vous le souhaitez, convertissable à tout moment »
, détaille Anne-Clair Desmartin, elle aussi co-directrice du projet Bullion. En clair : l’or sur votre compte en ligne n’est pas virtuel, il peut être frappé, transformé en une pièce de monnaie.




