dimanche, février 1

  • Les adolescents et enfants sont également confrontés à l’anxiété, liée à des ruminations incessantes.
  • Le psychologue Jeffrey Bernstein propose une méthode nommée « PACE » pour apaiser ces pensées.
  • Elle repose sur quatre étapes : Pause, Reconnaître, Contenir et Engager.

L’anxiété ne concerne pas uniquement les adultes. En effet, il arrive que les adolescents et les enfants soient également pris dans des spirales de ruminations, nourries par des « et si ? ». « Et si je ne réussis pas mon contrôle de maths ? », « et si je n’arrive pas à me faire d’amis dans ma nouvelle école ? », « et si je rate mon bac ? ». Lorsque le stress et l’anxiété montent, les parents peuvent se sentir désemparés pour rassurer leurs progénitures et les faire sortir du tourbillon des pensées excessives et répétitives. Dans Psychology Today (nouvelle fenêtre), le psychologue et thérapeute Jeffrey Bernstein souligne que ces moments d’inquiétude, bien qu’ils « soient pénibles, font partie intégrante du raisonnement normal de l’enfant ou de l’adolescent face à ces situations quotidiennes ». Néanmoins, il partage une méthode pour aider les parents et les enfants à sortir de ce blocage mental. Sa méthode s’appelle « PACE » et se base sur quatre actions : Pause, Reconnaître (acknowledge en anglais), Contenir et Engager. « L’idée derrière PACE est que, lorsqu’un enfant ou un adolescent est pris dans un cercle vicieux d’anxiété, la meilleure façon de l’aider n’est pas de le rassurer ou de lui donner une réponse logique à son inquiétude« , indique l’expert.

Éviter d’alimenter les inquiétudes

Le psychologue invite donc les parents ou les adultes en charge de l’enfant ou de l’adolescent anxieux à rompre le processus en commençant par l’aider à apaiser ses pensées. Faire une pause. « Votre objectif n’est pas de faire disparaître l’inquiétude, mais plutôt de freiner l’accélération du flux de pensées« , précise Jeffrey Bernstein. Deuxième étape : faire comprendre à l’enfant ou à l’adolescent qu’il est compris (ce qui est différent de l’approbation). Pour le psychologue, « faire preuve de compréhension l’aide à se sentir en sécurité, moins seul face à ses ruminations » et « ce simple fait de reconnaître leur souffrance suffit à réduire leur réactivité émotionnelle ». Vient ensuite l’étape 3, contenir le flot incessant des ruminations. Comment ? En permettant à l’enfant de ne plus rester focalisé sur « les innombrables possibilités de ce qui pourrait arriver en l’aidant à se concentrer uniquement sur ce qui est gérable dans l’instant présent« . 

Plutôt que de chercher ce qu’il pourrait ou ne pas se passer demain, le thérapeute conseille de demander aux enfants « ce que l’on peut faire maintenant« . Ce qui débouche sur la dernière étape : s’engager. Se mettre en action pour que l’enfant adopte une « attitude d’approche plutôt que d’évitement ». Jeffrey Bernstein explique que « s’engager, c’est accepter l’imperfection et persévérer, continuer à avancer. Prendre un crayon ou une calculatrice cinq minutes pour résoudre un problème de maths, ou répéter quelques répliques pour la pièce de théâtre de l’école, sont des exemples d’activités stimulantes pour un enfant« . Ce faisant, le cerveau passe du mode analyse au mode expérience et c’est avec l’expérience que s’acquiert la confiance en soi. Le plus important, pour le psychologue, c’est que « vous n’avez pas besoin d’aider votre enfant en essayant de faire disparaître ses inquiétudes. Il vous suffit d’éviter de les alimenter« . 

Sabine BOUCHOUL pour TF1 INFO

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