jeudi, mars 5
Des installations de production de gaz naturel liquéfié, à Ras Laffan Industrial City (Qatar), le 2 mars 2026.

Et si le conflit en Iran durait ? Alors que l’offensive militaire des Etats-Unis et d’Israël entrait dans son sixième jour, jeudi 5 mars, la question, lancinante, commence à hanter les acteurs économiques. La contre-offensive iranienne, qui pilonne les pays du Golfe, a réussi à perturber très sérieusement le détroit d’Ormuz, passage mondial crucial du pétrole et du gaz.

Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l’engrenage d’un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits « stagflationnistes » (une combinaison d’inflation et de stagnation économique). « Les marchés commencent à se dire que tout ça pourrait durer un peu plus qu’attendu initialement », estime Bruno De Moura Fernandes, responsable de la recherche macroéconomique à Coface.

« Le paramètre-clé sera la durée du conflit, confirme Mabrouk Chetouane, directeur de la stratégie pour les marchés à Natixis. Pour l’instant, on a affaire à un choc temporaire, pas à une crise. » Depuis lundi, le CAC40 a perdu 4,7 %, le prix du gaz s’est envolé de 50 % en Europe, et le baril de Brent a gagné 12 %. Et depuis le début de l’année la hausse des hydrocarbures est encore plus spectaculaire : + 35 % pour le pétrole, + 93 % pour le gaz.

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