jeudi, mai 7

  • Nicolas Sarkozy comparait devant la cour d’appel de Paris pour le supposé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
  • Ce mercredi, une avocate des autorités libyennes a réclamé près de 10 millions d’euros de dommages et intérêts à l’ancien président et à ses coprévenus.
  • Elle entend ainsi réparer « le préjudice subi par la population libyenne ».

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Une avocate des autorités libyennes a demandé à la cour d’appel qui jugeait Nicolas Sarkozy et ses coprévenus, ce mercredi 6 mai, d’accorder plus de 4,99 millions d’euros au titre du préjudice matériel, ainsi que 5 millions d’euros au titre du préjudice moral, afin que soit reconnu « le préjudice subi par la population libyenne qui a déjà souffert pendant 42 ans du régime autocratique de Mouammar Kadhafi »

Le préjudice matériel évoqué correspond à deux virements effectués par le Trésor et les services de renseignement libyens, en janvier et novembre 2006, sur un compte de l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine. L’accusation est convaincue qu’il s’agissait de fonds publics détournés qui étaient destinés à financer de manière occulte la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy dans le cadre d’un « pacte de corruption ». 

Selon les conclusions des conseils des autorités libyennes, « le préjudice matériel subi par l’État de Libye de ce chef correspond donc à l’appauvrissement subi (…), afin de financer la campagne électorale de M. Sarkozy ».

Brice Hortefeux et Claude Guéant également visés

Outre l’ancien chef de l’Etat français, la demande d’indemnisation concerne les anciens ministres Brice Hortefeux et Claude Guéant, l’ancien dignitaire libyen Bachir Saleh, ainsi que l’intermédiaire Alexandre Djouhri et Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy et proche de Takieddine, décédé en septembre.

En première instance, la constitution de partie civile de l’Etat libyen n’avait pas été retenue par le tribunal correctionnel de Paris, qui avait estimé que, par l’intermédiaire de dignitaires de l’ancien pouvoir, les autorités étaient autrices et non victimes de l’infraction de détournement de fonds publics.

IM avec AFP

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