La police de l’immigration, l’ICE, peut légalement continuer ses activités dans le Minnesota, a décidé samedi 31 janvier la justice fédérale. Le tribunal a déclaré que les plaignants — l’État du Minnesota et les villes de Minneapolis et de Saint Paul — “n’avaient pas réussi à prouver que l’opération dite “Metro Surge”, qui a tué deux personnes et déclenché des manifestations quotidiennes, était illégale”, résume la chaîne de télévision CNBC.
Dans une plainte déposée le 12 janvier, quelques jours après la mort de Renee Good, les autorités locales avaient fait valoir que la décision d’envoyer plus de 3 000 agents fédéraux au Minnesota, État dirigé par les démocrates, constituait une violation de sa souveraineté, garantie par le 10e amendement de la Constitution.
Mais l’argument a été considéré comme “bien fragile” par la juge fédérale Katherine Menendez. Celle-ci, précise la chaîne économique, ne s’est toutefois pas prononcée “sur la légalité de l’activité en elle-même”, estimant seulement que “les plaignants n’avaient pas satisfait aux critères requis pour obtenir une ordonnance d’urgence”.
“Des conséquences déchirantes”
La juge nommée par Joe Biden n’a par ailleurs pas donné un blanc-seing aux troupes fédérales, s’inquiétant des conséquences de l’augmentation des effectifs et des tactiques utilisées par les agents fédéraux, qui “se sont livrés à du profilage racial, à un usage excessif de la force et à d’autres actions préjudiciables”. Et elle a ainsi reconnu que l’opération “a eu, et continuera probablement d’avoir, des conséquences profondes, voire déchirantes” sur les habitants du Minnesota, rapporte la chaîne d’information MS Now.
Kristi Noem, la secrétaire à la Sécurité intérieure, a célébré cette décision dans une série de publications les réseaux sociaux, la qualifiant de “victoire pour la sécurité publique et le maintien de l’ordre”, tandis que Pam Bondi, la secrétaire à la Justice, s’est exclamé sur X : “ÉNORME”. Quant au maire de Minneapolis, Jacob Frey, il s’est dit “déçu” par cette décision.
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