vendredi, mars 6
Le vice-président américain, J. D. Vance (à gauche), le secrétaire d’Etat, Marco Rubio (au centre), et le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, lors de la réception du chancelier allemand, Friedrich Merz, à la Maison Blanche, à Washington, le 3 mars 2026.

Une guerre n’est pas seulement un exercice militaire. Elle représente aussi un révélateur politique. Tous deux candidats à l’héritage trumpiste, le vice-président américain, J. D. Vance, et le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, gèrent de façon très différente l’offensive contre l’Iran. Le premier, gêné par cette aventure militaire incertaine, se tient en retrait comme jamais depuis le début de ce mandat. Le second, partisan de la décapitation du régime iranien, s’est pris les pieds dans le tapis sur lequel il s’avançait avec assurance.

Le 2 mars, Marco Rubio a commis sa première faute politique importante, dans les couloirs du Congrès. Devant les journalistes, il a défendu l’idée d’une guerre préventive contre l’Iran, en raison des intentions israéliennes. « Nous savions qu’il y aurait une action israélienne, nous savions qu’elle précipiterait une attaque [iranienne] contre les forces américaines, et nous savions que si nous ne les visions pas préventivement avant le déclenchement de ces attaques, nous subirions plus de pertes. » Fureur dans les rangs MAGA (« Make America Great Again »). Les Etats-Unis entraînés dans une guerre imprévisible par Israël ?

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