En présentant les dernières prévisions économiques établies par l’Office for Budget Responsibility (OBR), la ministre britannique des Finances, Rachel Reeves, a affirmé que le plan qu’elle applique depuis le retour des travaillistes au pouvoir lors des élections générales de 2024 commence à porter ses fruits.
Et ce alors même que l’OBR, le gendarme budgétaire indépendant du gouvernement, a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, désormais fixée à 1,1 %, contre 1,4 % dans le budget d’automne présenté il y a seulement trois mois.
À l’inverse, la croissance du PIB britannique est désormais attendue plus vigoureuse qu’anticipé auparavant en 2027 et 2028, à 1,6 %. L’inflation et l’endettement public devraient également reculer plus rapidement que prévu, a indiqué Reeves dans sa déclaration de printemps.
« Les prévisions publiées aujourd’hui confirment que les choix de ce gouvernement sont les bons », a-t-elle déclaré aux députés.
Ces projections ont toutefois été finalisées avant l’éclatement du conflit au Moyen-Orient et l’OBR avertit qu’une escalade pourrait avoir « des conséquences très importantes sur l’économie mondiale et celle du Royaume-Uni ».
Des économistes mettent en garde : un conflit prolongé impliquant l’Iran pourrait rendre ces prévisions rapidement obsolètes, en freinant la croissance, en relançant l’inflation et en creusant la dette publique.
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