
La détention du journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis juin 2025, est « difficile », selon ses parents, qui ont fait part mercredi 21 janvier de son « isolement », lors d’une audition devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
« Ils ont rappelé que Christophe garde le moral malgré une détention difficile, marquée par l’isolement, l’impossibilité de téléphoner à ses proches, un accès aléatoire au courrier et des visites limitées à trente minutes tous les quinze jours derrière une vitre », selon un communiqué de cette commission. Ses parents ont, en outre, « rappelé avec force que Christophe ne doit pas devenir l’otage de jeux politiques ni en Algérie, ni en France », ajoute le texte.
Pour le président de la commission des affaires étrangères, Bruno Fuchs, la détention de Christophe Gleizes constitue « une atteinte grave à la liberté d’informer ». « La France ne transige ni avec la liberté de la presse ni avec la protection de ses ressortissants », a-t-il dit, soulignant que la commission « restait pleinement mobilisée pour obtenir sa libération et activera tous les leviers de la diplomatie parlementaire afin d’y parvenir ».
Sept ans de prison
Collaborateur des magazines français So Foot et Society, Christophe Gleizes a été arrêté le 28 mai 2024 en Algérie, où il s’était rendu pour un reportage sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi-Ouzou, à 100 kilomètres à l’est d’Alger.
D’abord placé sous contrôle judiciaire, il avait été incarcéré en juin 2025 après sa condamnation pour « apologie du terrorisme », en première instance, à sept ans de prison.
Le 3 décembre 2025, la cour d’appel de Tizi-Ouzou a confirmé cette peine. La justice algérienne lui reproche des contacts avec des personnes liées au mouvement séparatiste MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), classé terroriste en Algérie.
Après la condamnation en appel de Christophe Gleizes, sa mère, Sylvie Godard, avait transmis une demande de grâce au président algérien, Abdelmadjid Tebboune. Le journaliste de 36 ans a, par ailleurs, formé un pourvoi en cassation pour obtenir un nouveau procès.




