
Subventionner l’aménagement de lotissements peu denses – l’un dans le Finistère, le second dans la Somme – n’était certainement pas la manière la plus judicieuse d’utiliser des fonds publics destinés au recyclage des sols, au vu de la sobriété foncière à laquelle la France doit s’astreindre d’ici 2050. A l’avenir, l’attribution de telles aides doit être conditionnée à un plus grand respect des exigences environnementales. Cette remarque est l’une des nombreuses réserves, voire critiques, formulées par la Cour des comptes dans un rapport publié jeudi 22 janvier sur l’utilisation de l’enveloppe extraordinaire – 1,4 milliard d’euros engagés en quatre ans, depuis 2021 – pour la transformation des friches.
Jamais, dans un temps si court, autant d’argent public n’avait été consacré au recyclage du foncier en France. C’était à la sortie du Covid-19, il fallait relancer l’activité, celle du BTP en particulier, tout en conciliant l’objectif que le pays allait se fixer, celui d’atteindre le zéro artificialisation nette (ZAN) d’ici 2050 ; le fonds friches (2021-2022) est lancé. Les deux premières années, 750 millions d’euros, dont un tiers venu de l’Union européenne, sont mis sur la table. Charge aux services de l’Etat en région et dans les départements de sélectionner les dossiers les plus pertinents.
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