vendredi, janvier 16
Thérèse Saia (à droite), et Jeanine Gonnet, posent avec des affiches de Marie-Thérèse Bonfanti, devant l’immeuble où elles affirment que la jeune femme et une autre, Marie-Ange Billoud-Gonnet, ont été tuées. A Pontcharra (Isère), le 8 janvier 1992.

Un meurtre avoué – et élucidé – trente-six ans après les faits, peut-il rester impuni ? Telle est la question à la fois juridique, morale et politique à laquelle doit répondre la Cour de cassation, vendredi 16 janvier, en se prononçant sur la prescription du crime reproché à Yves Chatain.

Marie-Thérèse Bonfanti a disparu le 22 mai 1986. Elle avait 25 ans, était mère d’un jeune enfant. Sa voiture avait été retrouvée, portière côté conducteur ouverte, près de l’immeuble dans lequel elle devait livrer des journaux. Le mari de la disparue, la personne à laquelle elle devait livrer les journaux et le propriétaire de l’immeuble, Yves Chatain, avaient été placés en garde à vue, puis relâchés. Après un an et demi d’enquête pour disparition inexpliquée, et faute d’éléments suffisants, le juge chargé de l’instruction avait rendu, en novembre 1987, une ordonnance de non-lieu.

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