mercredi, mars 25

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a estimé que Pyongyang pourrait « bien s’entendre » avec les États-Unis, sous conditions, mais a repoussé les tentatives de dialogue de Séoul, a rapporté jeudi 26 février l’agence officielle après la clôture du congrès du parti unique.

Lors du précédent congrès en 2021, Kim Jong-un avait désigné les États-Unis comme le « plus grand ennemi » de sa nation. Le président américain Donald Trump a récemment redoublé d’amabilités envers le dirigeant, dont la position semble s’être adoucie.

Si Washington « respecte le statut actuel (de puissance nucléaire) de notre pays tel qu’il est stipulé dans la Constitution (…) et abandonne sa politique hostile (…) il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas bien nous entendre avec les États-Unis », a déclaré Kim Jong-un, selon l’agence officielle KCNA.

Lors d’une tournée en Asie l’année dernière, Donald Trump s’était déclaré « ouvert à 100 % » à une rencontre avec Kim Jong-un. Il s’est même positionné à rebours de plusieurs décennies de politique américaine en concédant que la Corée du Nord était « en quelque sorte une puissance nucléaire ».

Vers une nouvelle rencontre Trump-Kim Jong-un ?

Les spéculations s’intensifient sur la possibilité d’une rencontre avec Kim Jong-un en marge de la visite prévue de Donald Trump en Chine, annoncée pour avril. Au cours de son premier mandat, Donald Trump s’est entretenu avec Kim Jong-un à trois reprises pour tenter de parvenir à un accord de dénucléarisation, sans succès.

Cette fois-ci, c’est à la Corée du Sud voisine que Kim Jong-un a réservé l’appellation d’ennemi « le plus hostile ». À l’issue du 9e congrès du Parti des travailleurs, achevé mercredi soir par une grande parade militaire selon KCNA, Kim Jong-un a fermé la porte aux offres de Séoul, allié de Washington en matière de sécurité.

Kim Jong-un a annoncé que Pyongyang cessera « à jamais » de considérer les Sud-Coréens comme des compatriotes, qualifiant les récentes initiatives conciliantes de Séoul de « trompeuses ». La Corée du Nord « n’a absolument rien à faire avec la Corée du Sud, son ennemi le plus hostile, et exclura à jamais la Corée du Sud de la catégorie des compatriotes », a déclaré Kim Jong-un.

Le président sud-coréen Lee Jae-myung œuvre depuis son investiture en juin à la reprise du dialogue bilatéral. Jusqu’alors sans réponse du Nord.

Une possible exemption de sanctions

La Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire, est soumise à plusieurs séries de sanctions en raison de ses programmes d’armement. Pyongyang produit même assez de matière nucléaire chaque année pour assembler jusqu’à 20 armes atomiques, a estimé la présidence sud-coréenne en janvier.

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Des sources diplomatiques sud-coréennes ont indiqué à l’AFP en janvier que le Comité des sanctions contre la Corée du Nord du Conseil de sécurité des Nations unies s’apprêtait à accorder une exemption de sanctions aux projets d’aide humanitaire dans le pays. Une initiative qui permettrait à Washington et Séoul de supprimer l’alibi invoqué par Pyongyang pour refuser jusqu’ici le dialogue, ont commenté des analystes.

Avec AFP

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