dimanche, avril 6

Furieuse après sa condamnation, Marine Le Pen entend mener sa riposte sur plusieurs fronts, notamment législatif. Dans une Assemblée Nationale en plein émoi, l’idée d’une modification de la loi sur la fameuse exécution provisoire en matière d’inéligibilité fait irruption. Hier, lors des questions au gouvernement, le Premier ministre même a ouvert la porte à une « réflexion ». Ce sujet permet d’identifier les formations politiques à l’aise ou mal à l’aise avec le jugement visant la cheffe des députés RN.

En bon allié de Marine Le Pen, Éric Ciotti propose un texte pour abroger l’exécution provisoire en matière d’inéligibilité. « C’est un véritable scandale démocratique que nous voulons corriger », plaide-t-il.

Au MoDem, dirigé par François Bayrou, « troublé » par le jugement de lundi, le député Bruno Fuchs pèse déjà le pour et le contre. « C‘est intellectuellement difficile d’imaginer qu’on puisse être mis hors course alors même qu’on est en première instance. C’est un vrai débat pour un législateur », pense le député.

Parmi ceux ouverts à la réflexion, on retrouve de tout. Il y a la droite, mais aussi l’insoumis Éric Coquerel sur les bancs de la gauche radical. « Toute peine peut valoir recours. S’il devait y avoir une proposition de loi qui modifie ça, on l’examinerait », explique-t-il.

Les macronistes, eux, sont très sceptiques. « Prenons garde à ne pas donner le sentiment aux Français d’un monde politique qui ne se préoccupe que de ses affaires », alerte leur chef Gabriel Attal.

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