
Le gouvernement colombien a annoncé l’imposition d’un droit de douane de 30 % sur une vingtaine de produits équatoriens, non encore spécifiés, en représailles à une mesure similaire prise par l’Équateur, et a suspendu ses ventes d’électricité à ce pays.
De son côté, l’Équateur va imposer de nouveaux droits de douane sur le pétrole colombien transporté par l’un de ses oléoducs, dans un contexte de guerre commerciale entre les deux pays, a annoncé, jeudi 22 janvier, la ministre de l’environnement et de l’énergie, Inés Manzano.
Cette guerre commerciale a débuté mercredi à la suite de la décision de l’Équateur, qui reproche à la Colombie de ne pas en faire assez pour lutter contre le trafic de drogue à leur frontière commune.
Le ministère du commerce, de l’industrie et du tourisme a annoncé jeudi qu’il appliquerait ce droit de douane de 30 % à vingt produits, avec la possibilité d’étendre la mesure « à un plus grand nombre de produits, en réponse à la perturbation des échanges bilatéraux causée par la décision unilatérale » du président équatorien , Daniel Noboa.
Les transactions d’électricité suspendues
« Le tarif équatorien entrera en vigueur en février et la réponse de la Colombie sera proportionnée, temporaire et susceptible de révision, a déclaré le ministère. Ce tarif ne constitue ni une sanction ni une mesure de confrontation, mais plutôt une action correctrice visant à rétablir la balance commerciale et à protéger le secteur productif national. »
Parallèlement, le ministère des mines et de l’énergie a publié une résolution suspendant les transactions internationales d’électricité (TIE) entre les deux pays « à titre préventif afin de protéger la souveraineté et la sécurité énergétiques de la Colombie », sans mentionner directement les tarifs.
Selon le ministère, cette décision repose sur des analyses techniques qui « démontrent une pression accrue sur le réseau électrique colombien » lors des périodes de « variabilité climatique ».




