Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst
Routes, autoroutes, stades, grands chantiers… Les intérêts chinois au Kenya sont omniprésents et leur sécurité devient une priorité. Pékin veut formaliser une coopération policière avec Nairobi pour mieux protéger ses entreprises, ses travailleurs et ses projets d’infrastructures.
Dans le viseur, figurent la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et le blanchiment d’argent. Mais concrètement, il s’agit aussi de sécuriser les grands projets menés par des groupes publics chinois, devenus centraux dans le développement des infrastructures kényanes et dans la présence économique de Pékin en Afrique de l’Est.
À lire aussiLa Chine face aux questions sécuritaires en Afrique
Cette coopération s’inscrit dans une stratégie plus large. Avec sa Global Security Initiative lancée en 2022, la Chine développe des partenariats sécuritaires durables à l’étranger tels que la formation des forces locales, des échanges de renseignements ou encore la coordination policière, et parfois même la coopération militaire.
Pour Nairobi, l’enjeu est aussi politique. Le Kenya diversifie ses alliances sécuritaires, longtemps dominées par les États-Unis et le Royaume-Uni. La Chine ne finance plus seulement le développement. Elle s’impose aussi comme acteur de sécurité – et d’influence – sur le continent africain.
À lire aussiLe président kenyan William Ruto en visite d’État en Chine pour renforcer leur coopération




