mercredi, janvier 7

Dans la fable de Jean de La Fontaine, le sot demande aux dieux de l’Olympe de lui prêter « leur foudre et leur massue » pour le débarrasser de la puce qui lui a mordu l’épaule. Depuis, les puces sont devenues électroniques, montant à la tête des hommes, et les forces mythologiques sont désormais consacrées à l’amélioration de l’espèce. D’où les « quatre petits dragons » sur lesquels compte la Chine.

C’est ainsi que sont surnommées les quatre start-up chinoises sur lesquelles mise la seconde puissance économique mondiale pour combler son retard technologique vis-à-vis des Etats-Unis dans le domaine des processeurs graphiques, dominé par l’américain Nvidia. Shanghai Biren Technology, l’une de ces jeunes pousses, fondée en 2019, a reçu, vendredi 2 janvier, un accueil enthousiaste à la Bourse de Hongkong. Pour sa première cotation, le cours s’est apprécié de 76 % dans la séance, portant sa capitalisation à 9 milliards d’euros. En décembre 2025, MetaX Integrated Circuits Shanghai et Moore Threads Technology, deux autres « petits dragons », avaient réussi un démarrage boursier encore plus spectaculaire.

Une plaquette de semi-conducteur en cours de fabrication dans une usine de Binzhou, dans la province du Shandong (Chine), le 15 janvier 2025.

L’embargo, décrété en octobre 2022 par l’administration Biden, sur les puces les plus avancées conçues par Nvidia, a contraint la Chine à couver ses acteurs locaux afin de bâtir son indépendance technologique. Depuis, un afflux massif de capitaux et de commandes irrigue tous ceux pouvant contribuer à la mise en œuvre d’une infrastructure permettant à la Chine de rivaliser avec les Etats-Unis dans la bataille de l’intelligence artificielle (IA).

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