lundi, janvier 26
Zhang Youxia, premier vice-président de la commission militaire centrale, sur la place Tiananmen, à Pékin, le 30 septembre 2025.

Plus haut gradé de la hiérarchie militaire derrière Xi Jinping en personne, il semblait être le seul général à pouvoir échapper aux purges du fait de son rang et de sa proximité avec le dirigeant chinois. Pourtant, Zhang Youxia est tombé à son tour. Le ministère de la défense chinois a annoncé, samedi 24 janvier, l’ouverture par le Parti communiste chinois (PCC) d’une enquête contre cet homme de 75 ans qui, en tant que premier vice-président de la commission militaire centrale, avait des prérogatives équivalentes à celles d’un chef d’état-major et d’un ministre de la défense – le ministre lui-même ayant des pouvoirs bien plus faibles en Chine que dans les autres systèmes. Sa chute suscite de profondes questions de loyauté et de stabilité au sein de la deuxième armée la plus puissante de la planète.

Installé au plus haut rang grâce à l’appui du président Xi, étant l’un des rares généraux à avoir une expérience concrète de conflit et son père ayant combattu auprès de celui de Xi Jinping durant la guerre civile, Zhang Youxia paraissait le seul à disposer de l’assise pour se maintenir quand tous les autres ont été emportés dans des purges sans équivalent depuis Mao Zedong. Le communiqué du ministère de la défense reprend la formule traditionnelle : Zhang et un autre très haut gradé, le chef d’état-major interarmées, Liu Zhenli, sont suspectés de « graves violations de la discipline du parti et de la loi », généralement synonymes de corruption.

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