dimanche, février 22

Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst

C’est un tournant discret mais stratégique dans la politique énergétique chinoise. En Mongolie intérieure, deux immenses centrales dites « flexibles » vont combiner solaire, éolien, stockage… et charbon.

Mais contrairement au modèle classique, le charbon ne sera plus la base du système. Il deviendra une énergie d’appoint, mobilisée seulement lorsque les renouvelables faiblissent.

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La région, qui concentre à la fois d’immenses réserves de charbon et l’un des plus forts potentiels éolien et solaire du pays, devient le laboratoire de ce nouveau modèle hybride. L’électricité produite sera acheminée vers les grands pôles industriels de l’Est – Shanghai et le Jiangsu – avec un objectif ambitieux : environ 60 % d’énergie renouvelable d’ici 2030.

Derrière ces projets se cache l’impératif technique de stabiliser un réseau électrique soumis à une expansion fulgurante du solaire et de l’éolien. Pékin veut éviter les pénuries massives comme celles de 2021, qui avaient paralysé une grande partie du pays.

Mais l’équation reste fragile. Si le stockage et les solutions de flexibilité bas carbone ne progressent pas assez vite, le charbon pourrait redevenir indispensable. En clair, la Chine accélère sa transition énergétique – mais sans jamais lâcher sa roue de secours fossile.

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