
Sur le tapis rouge, on aura aperçu, ici et là, quelques rares slogans ou messages politiques à délivrer – « Free Iran », « Personne n’a le droit d’obéir », ou encore « Femme, vie, liberté », écrit sur le dos d’une tenue de soirée – en ce début d’année qui a vu, notamment, une terrible répression s’abattre sur le peuple iranien. Une rencontre, initialement prévue pour le 19 février, entre les Iraniens Jafar Panahi, qui a reçu la Palme d’or à Cannes en 2025 avec Un simple accident, et Mohammad Rasoulof, Ours d’or à Berlin en 2020 avec Le diable n’existe pas, a été annulée, « par respect pour le deuil du peuple iranien », lit-on sur le programme de la Berlinale.
Pour le reste, la cérémonie d’ouverture de la Berlinale, dont la 76e édition a lieu du 12 au 22 février, avec remise du palmarès le 21, était surtout festive, sous la houlette de la directrice et programmatrice Tricia Tuttle, en tenue blanche pailletée, et du président du jury, Wim Wenders, visiblement en forme, qui remettra l’Ours d’or à l’un des 22 films en compétition – en 2025, la récompense avait été attribuée au Norvégien Dag Johan Haugerud, pour Dreams (Sex Love). Parmi les cinéastes en lice pour la statuette, citons le Franco-Sénégalais Alain Gomis, les Allemands Angela Schanelec, Eva Trobisch et Ilker Çatak, la Tunisienne Leyla Bouzid, le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, le Singapourien Anthony Chen…
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