vendredi, juillet 10

  • Israël aurait informé la Maison Blanche d’un plan iranien pour assassiner le président américain.
  • En marge du sommet de l’Otan, ce dernier avait reconnu être sur « une sorte de liste ».
  • En transmettant ces informations, le gouvernement de Benyamin Netanyahou pourrait chercher à convaincre les États-Unis de poursuivre la guerre.

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Alors que des pancartes « Kill Trump » ont fleuri durant les funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei à Machhad, Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l’Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l’alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l’AFP, la Maison Blanche n’a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi : « Ils veulent éliminer le dirigeant américain – moi. Je suis sur une sorte de liste, j’ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes ». Le président avait alors quitté le sommet de l’Otan en Turquie avec l’ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les États-Unis bat de l’aile à propos de la guerre en Iran. Ces dernières semaines, Donald Trump s’est livré à plusieurs reprises à des critiques publiques du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. 

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d’informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement israélien visant à convaincre la Maison Blanche de poursuivre ses bombardements contre l’Iran, redémarrés cette semaine.

Reste que l’hypothèse paraît plus que crédible. Depuis que les États-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l’Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l’encontre de Donald Trump.

J.V.

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